Schiappa-Macron, Mylène Romano-Seroussi, la tartufferie est un métier


La Macronie pourra un jour être défini comme l’ère des tartuffes. Que ce soit au sommet de l’État, dans les ministères, dans les cabinets de conseil, ou dans les entreprises les plus banales, on retrouve partout des personnes qui font exactement le contraire de ce qu’elles disent. Brandissant de nobles causes pour en faire des torchons, avilissant les mots les plus respectables. Avec le média Hiya, petit tour d’horizon de ces tartufferies, depuis Emmanuel Macron jusqu’à Mylène Romano, en passant par la tartuffe-star, Marlène Schiappa.


Marlène Schiappa avec Cyril Hanouna

Panthéon pour un couple immigré et lois contre les immigrés

Ce 18 juin 2023 pourra rester dans les anales de la discipline reine depuis l’avènement d’Emmanuel Macron : le double discours. Voilà un gouvernement qui ne passe pas un jour sans stigmatiser les étrangers. Qui s’allie avec la droite, elle-même alignée sur la xénophobie de l’extrême-droite, pour imposer une énième loi sur l’immigration qui rendra plus difficile encore la vie de milliers d’habitants pour le seul fait d’être nés ailleurs. Voilà donc un gouvernement qui, par opportunisme ou conviction, mène une politique xénophobe.

Macron, donc, puisque ce pays n’a plus vraiment de gouvernement mais seulement un dieu qui gouverne. Pas n’importe quel dieu: Jupiter, le dieu des dieux dans la Rome antique, celui qui occupait la place centrale du Panthéon, le temple où l’on adorait les dieux de la cité. Nous voilà donc au Panthéon où a lieu, ce 18 juin, la tartufferie la plus claquée de l’année : la panthéonisation de Missak Manouchian.

Bien sûr, Mélinée et Missak Manouchian ont toute leur place dans ce bâtiment que la Révolution française a dédiée aux «grands hommes, la patrie reconnaissante». Ce couple immigré, de même que l’ensemble des Francs-Tireurs et Partisans-Main d’Œuvre Immigrée (FTP-MOI) morts pour que se libère la France du joug nazi, doivent être honorés. Mais ce n’est pas à celui qui promeut le lendemain une loi contre les immigrés de le faire. Macron interdit tout simplement aux Manouchian d’aujourd’hui de vivre dans notre pays.

Le tissus associatif déchiré et les associations stipendiées

La tartufferie de Macron se retrouve, à son échelle de sous-ministre, chez Marlène Schiappa. Se présentant tour à tour comme «femme de gauche», «féministe», «laïque» et «inclusive», elle n’a de cesse de brandir des bannières qu’elle souille en les convertissant en immondes torchons. Ministre depuis 2017, elle a publié dix livres depuis. Si elle devait compter sur la vente de ses livres, elle vivrait à la rue, mais son confortable salaire de ministre lui épargne la vie difficile des vraies autrices.

Ces dernières semaines, elle a touché le fond (Marianne, bien sûr). On ne se demande plus si elle va être virée mais quand. Pourtant, avec toutes ses casseroles, elle a largement sa place dans la Macronie, qui compte pas moins de trente membres en délicatesse avec la Justice.

Inutile de revenir dans le détail de l’odieuse arnaque du Fonds Marianne. Il convient cependant de rappeler que c’est la même Macronie qui a supprimé les emplois aidés qui permettaient à des milliers d’associations d’embaucher du personnel dans des emplois utiles à la société. La même Macronie qui persécute les associations afin qu’elle se plie à sa politique discriminatoire envers les musulmans.

Voilà pourquoi la distribution de centaines de milliers d’euros aux petits amis islamophobes de Madame Schiappa est particulièrement dégoûtante. Ces gens ont empêché des milliers d’associations de fonctionner normalement, pour distribuer des millions à des associations qui vont contre l’esprit même du tissu associatif (non-lucratif). Et c’est bien logique : pour les Schiappa et compagnie, rien de ce qui est hors du lucratif a de la valeur. En bonne soldate de Macron, elle respecte avant tout l’argent. Une association à but non-lucratif n’a donc aucun intérêt.

Les bonnes causes comme cache-sexe des bonnes affaires

Il faut corriger ce qui vient d’être dit : Schiappa voit bien un intérêt aux associations. Elles sont un vernis de bonne âme à ses forfaitures. Ici, rappelons les intitulés officiels de ses fonctions. Aujourd’hui, elle est «secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative». Est-il besoin d’épiloguer sur le niveau de tartufferie ?

Auparavant, elle était «chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discrimination». Pourquoi pas, n’est ce pas? Seulement voilà, ce poste lui a permis, par la suite, de venir publiquement défendre son ministre de tutelle, Gérald Darmanin. La justice estime que ce dernier n’a pas commis de viol. Il a cependant reconnu s’être servi de ses fonctions pour obtenir des faveurs sexuelles de femmes en détresse. C’est ce qu’il appelle avoir eu une «vie de jeune homme». Nous on appelle ça la culture du viol.

Ainsi, pour Schiappa, la lutte pour l’égalité des femmes (qui restent sous-payées et très souvent cantonnées à des emploies subalternes) signifie défendre la «vie de jeune homme» de Darmanin. La tartufferie est un métier.

La tartufferie est un métier

Si Schiappa occupe les premières pages, et continuera de les occuper jusqu’à ce qu’elle soit éjectée du gouvernement, les petites arnaques morales sont pléthores. Ainsi, nous retrouvons ce même type de cache-sexe, ou tartufferie, chez Mylène Romano-Seroussi, dont l’enquête n’a pas fini de nous dévoiler les embrouilles du féminism-washing.

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