Israël attaque Rafah


En 6 mois de massacre, Israël a rasé plus de 60% des bâtiments de la bande de Gaza. C’est un niveau égal ou supérieur à l’anéantissement des villes allemandes par les bombardements massifs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tout, ou presque, est rasé. Ne reste qu’un désert de ruines inhabitables.


Israël attaque Rafah : image de bombardements.

Une ville a servi de «refuge», bien que très précaire et régulièrement bombardé, pour les habitant.e.s de Gaza qui ont tout perdu : Rafah, à l’extrême sud de l’enclave palestinienne. Une ville coincée à la frontière de l’Égypte, assiégée, et où il n’y a aucun échappatoire.

L’armée israélienne y a organisé un déplacement forcé de population à partir du mois d’octobre, exigeant que tous les civils évacuent vers le sud. C’est chose faite : 1,7 millions de personnes, dont 610.000 enfants environ s’y entassent dans des conditions atroces, souvent sous des tentes, vivant dans un dénuement total.

Mais la soif de sang de Netanyahou et de son armée génocidaire n’est pas rassasiée. Raser Gaza et tuer 40.000 personnes ne suffit pas. Ce lundi 6 mai, Israël attaque Rafah, ultime territoire relativement épargné.

Ce midi, l’armée israélienne pilonnait la ville et ordonnait aux civils palestiniens d’évacuer sans délai, en larguant des tracts par avion. Sauf qu’ils n’ont nulle part où aller. La frontière sud est fermée, et de l’autre côté se trouve un désert. Au nord, tout est détruit. C’est donc une étape supplémentaire dans l’opération génocidaire en cours.

L’attaque de Rafah est à la fois une provocation envers l’ONU, la Cour Pénale Internationale et les peuples du monde qui dénoncent le massacre, mais aussi une volonté évidente d’escalade régionale. Les forces pro-palestiniennes du Liban, en retrait jusqu’ici, risquent de ne pas laisser passer cette nouvelle étape, et d’entrer dans le conflit.

Dans le même temps, en Cisjordanie, de l’autre côté du pays, une opération militaire est en cours dans la ville de Tulkarem. Le Croissant Rouge accuse Israël d’avoir attaqué un centre de soin. Partout, la barbarie coloniale s’étend impunément.


Les actions doivent se multiplier partout pour tenter d’empêcher l’horreur qui s’annonce à Rafah.


Faire un don à Contre Attaque pour financer nos articles en accès libre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *