L’armée israélienne utilise des boucliers humains


Depuis des mois, dans les médias et sur tous les tons, les défenseurs du régime israélien justifient le massacre à Gaza par le fait que le Hamas utiliserait les palestiniens comme des «boucliers humains».


Ce qui est en soi absurde : dans toute guerre coloniale asymétrique, en Algérie comme au Vietnam, à Cuba comme en Afrique du Sud, lorsqu’une guérilla affronte l’armée infiniment plus puissante d’un l’État, elle n’a aucun autre choix que de se fondre dans la population. Elle ne dispose ni de tanks, ni de bombardiers, ni de bunkers. Et cela ne justifie en aucun cas l’extermination de la population civile, qui reste un crime de guerre et un crime contre l’humanité.

Quoiqu’il en soit, aucun cas de «bouclier humain» utilisé par des combattants palestiniens n’a été documenté ni filmé. À l’inverse, de récentes images de juin 2024 prouvent l’utilisation par l’armée israélienne de palestiniens vivants comme boucliers. À Jénine en Cisjordanie, lors d’une incursion de l’armée israélienne, les soldats de Tsahal ont blessé un jeune palestinien et l’ont attaché sur le capot de la jeep pour se protéger de tirs ou de jets de projectiles. C’est un crime de guerre.

Cette pratique n’est pas nouvelle côté israélien. Pendant l’offensive israélienne «Plomb durci» menée à Gaza en janvier 2009, des soldats ont utilisé un enfant de 9 ans, Majeh Rabah, pour vérifier la présence d’explosifs dans des sacs, sous la menace d’une arme. Ces soldats ont été condamnés l’année suivante.

En mai dernier, le mouvement international pour la défense des Enfants-Palestine dénonçait l’utilisation de trois enfants palestiniens comme «boucliers humains» lors d’un assaut israélien contre le camp de réfugiés de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. Les enfants ont notamment déclaré que les soldats israéliens les ont forcés à marcher devant eux dans le camp tout en procédant à des fouilles dans les maisons.


En mars, une photo montrait deux hommes palestiniens attachés, forcés à marcher devant un char. Des vidéos et articles antérieurs montrent que cette pratique est récurrente. Mais elle ne sera jamais évoquée dans les grands médias occidentaux.


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