Aux USA, l’ICE tue encore : deux migrants assassinés par balle en moins d’une semaine


Aux États-Unis, il y a la coupe du monde et ses stars, les strass et les paillettes qui accompagnent la compétition la plus regardée du globe. Mais derrière le grand show footballistique, la politique raciste des USA fait rage. L’ICE continue d’assassiner en toute impunité, sans réel écho dans les médias dominants.


Joan Sebastian Guerrero à gauche, Lorenzo Salgado Araujo à droite : deux migrants installés aux USA et tués par l'ICE à quelques jours d'écart.

En moins d’une semaine, deux migrants ont été abattus froidement par la milice de Trump. Ce qui porte le bilan des victimes tombées sous les balles de l’ICE – la police de l’immigration – à au moins 11 personnes depuis le retour du président aux affaires. Ces crimes interviennent quelques mois seulement après les exécutions sommaires de deux riverains qui s’opposaient aux rafles dans les rues de Minneapolis : Renee Nicole Good et Alex Pretti. Les images de ces meurtres en pleine rue avaient fait le tour du monde et choqué l’opinion internationale. Et c’est sans compter les 52 morts silencieuses dans les camps de rétention gérés par les services de l’immigration, depuis janvier 2025.

Le 7 juillet 2026, à Houston, dans l’État du Texas, plusieurs agents de l’ICE ont ainsi criblé de balles Lorenzo Salgado Araujo, un ressortissant mexicain de 52 ans. Les autorités ont confié que les policiers avaient fait une erreur sur l’identité de la personne lors du contrôle.

Le 13 juillet, c’est dans l’État du Maine, à Biddeford, qu’un jeune homme colombien de 26 ans a été tué au volant de sa voiture. Là encore, plusieurs vidéos témoignent de la barbarie des agents. Des témoignages du voisinage parlent de plusieurs tirs.

Pour justifier ce nouvel assassinat, les communicants du pouvoir, ont d’abord dit que la victime était sous le coup d’un mandat d’arrêt et d’une obligation de quitter le territoire, avant de devoir se rétracter. Joan Sebastian Guerrero, mariée et père d’une petite fille, possédait un permis de travail et un numéro de sécurité sociale aux États-Unis, selon le secrétaire à la sécurité intérieure, Markwayne Mullin.

Cette série de mensonges, en tous points abjecte, en dit long sur le niveau de fascisation de l’appareil d’État et des autorités aux USA. Elles essaient de rendre acceptable auprès de l’opinion publique l’exécution d’individus en fonction de leur statut juridique ou administratif. Comme si le fait d’être sans-papiers ou recherché méritait d’être puni de la peine de mort. Et que ces assassinats ne relevaient finalement que de simples erreurs humaines.

Dans les centres impérialistes, si les personnes tombent sous les balles de la police, c’est principalement parce que les victimes sont non-blanches. L’élection de Trump a libéré et accéléré les affects racistes et mortifères des forces armées déjà bien ancrés aux États-Unis.

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