Nous sommes en guerre : les syndicats policiers rêvent de coup d’État


«L’heure est au combat de ces nuisibles»
«Aujourd’hui les policiers sont au combat car nous sommes en guerre»
«Demain nous serons en résistance»
«Face aux hordes sauvages, demander le calme ne suffit plus, il faut l’imposer»
«Mettre hors d’état de nuire»


Les syndicats policiers lancent une menace à peine voilée de coup d’État fasciste, trois jours après l’exécution d’un jeune de 17 ans par un agent. Dans un communiqué paru ce vendredi, Alliance et l’UNSA réclament ouvertement les pleins pouvoirs et le permis de tuer les contestataires, mais ils menacent aussi le gouvernement.

La pays est otage depuis des années de lobbys policiers violents qui terrorisent tout le monde, jusqu’au sommet de l’État. Après les manifestations devant les tribunaux, le rassemblement menaçant autour de l’Assemblée, les manifestations armées sur les Champs-Élysées, ce communiqué sorti tout droit du lexique fasciste des années 1930 est un cap supplémentaire.

Pour rappel, le syndicat d’extrême droite Alliance représente 44,35% du corps d’encadrement et d’application de la Police nationale française. Le bloc Alliance / Unsa-Police a remporté les élections professionnelles de la police en récoltant 50% des voix.

Comme le disait David Dufresnes à Nantes récemment, notre République connaît une succession de «moments dictature». Voici venu un autre de ces moments : celui où la police s’autonomise.

Les séparatistes policiers verront-ils leurs armes confisquées par l’État, lui qui les abreuve de matériel répressif depuis trop d’années ? Ces «syndicats» seront-t-ils dissous ?

Enfin, quelle réaction de la part de la gauche syndicale ? L’Unsa-Police peut-elle rester dans la fédération nationale de l’Unsa après de tels propos ? Les camarades syndicalistes pourront-ils encore s’asseoir à la même table que ces factieux, violents et racistes, lors de la prochaine intersyndicale ?

Nous sommes à un tournant, c’est le moment où plus personne ne peut rester impassible, où chacun-e choisit son camp : le socialisme ou la barbarie.

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