En Italie, l’extrême droite est au pouvoir depuis l’année dernière. À la tête du gouvernement : Giorgia Meloni, issue d’un parti néofasciste et nostalgique de Mussolini. Ce gouvernement applique une politique anti-sociale, raciste, autoritaire et totalement alignée sur les orientations géopolitiques des États-Unis. Pourtant, la France de Macron est tellement autoritaire que même l’extrême droite italienne s’en inquiète.

Interrogé sur RTL, le Ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani, issu du parti de Berlusconi, par ailleurs farouche soutien de l’État israélien, a dit qu’il était choqué des restrictions de manifester du gouvernement Macron : «La France fait ses propres choix, mais interdire les manifestations dans un pays démocratique quand ce ne sont pas des manifestations violentes ne me semble pas être juste, s’il n’y a pas d’indication que les manifestations pourraient dégénérer».
Il a même ajouté «Des manifestations pacifiques se tiennent aux États-Unis, qui est le pays le plus engagé dans la défense des Israéliens, y compris avec la présence de la Marine militaire au large des côtes libanaises, et des manifestations se sont aussi tenues au Royaume-Uni». En effet, de Madrid à New-York, de Londres au Caire, des centaines de milliers de manifestants défilent dans le monde ces derniers jours contre les bombardements de Gaza. Même dans les pays les plus fortement liés à Israël, le gouvernement ne réprime pas autant ces mobilisations. La France est le seul pays à les interdire totalement.
Macron est donc plus liberticides que les néofascistes italiens. Et la plongée française vers la dictature est remarquée partout sur la planète. Sauf dans les médias français.
En 2023, l’ONU a dénoncé trois fois l’autoritarisme de Macron : en mai et en juin à propos de la répression massive du mouvement sur les retraites, et en juillet à propos de la mort de Nahel. Le 14 juin 2023, le Conseil de l’Europe a fait part de son inquiétude quant à l’utilisation massive de l’article 49-3. Amnesty International a publié en avril un communiqué inquiet du «recours excessif à la force et aux arrestations abusives» lors du mouvement social.
Ces dernières années, Amnesty International a déjà dénoncé à plusieurs reprises la France pour sa «répression des manifestations pacifiques» et ses entraves à la «liberté d’expression», la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné la France, en 2019, l’ONU a réclamé une enquête internationale sur «l’usage excessif de la force» contre les Gilets Jaunes. Le journal The Economist s’était déjà alarmé d’un «énorme recul des libertés démocratiques» et avait classé la France dans la catégorie des «démocraties défaillantes». De grands journaux allemands d’opinion centriste ont décrit la France comme un «Absurdistan autoritaire» et même un pays à la veille du fascisme, faisant un parallèle avec «la République de Weimar finissante».
Le monde entier regarde Macron installer un régime hybride pré-fasciste. Heureusement, notre pays connaît aussi de puissants mouvements sociaux et écologistes qui ont démontré un grand courage ces dernières années, et qui ont été salués dans d’autres contrées.
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