Une milice attaque la marche féministe, le gouvernement veut poursuivre les victime


Vendredi 8 mars, un cortège pro-israélien a organisé une provocation insensée lors de la marche féministe à Paris. Un groupe baptisé «Nous vivrons», qui dit défendre les femmes israéliennes, s’est inséré au cœur de la manifestation avec un important service d’ordre masculin, cagoulé et armé, venu jouer les gros bras et intimidant les manifestantes pro-Palestine.


Cette milice, clairement venue pour en découdre, a gazé, frappé, chargé le cortège, avant d’être repoussée derrière les lignes de la police. La BRAV, unité de choc de la police parisienne, a ensuite accueilli tranquillement la milice armée qui venait d’agresser le cortège. Au sein du groupe «Nous vivrons» se trouvait une journaliste de la chaîne génocidaire pro-israélienne I24, reconnaissable par son micro, avec le logo de la chaîne.

Plusieurs vidéos montrent l’intégralité de la scène, très violente. Les images montrent qu’un des membres de ce service d’ordre portait une arme à feu.

Des femmes attaquées par un groupe d’homme organisés et préparés à la violence, lors d’un défilé du 8 mars, c’est du jamais vu, et cela aurait dû provoquer une réaction d’ampleur et une enquête approfondie sur l’identité des membres de cette milice, leurs motivations et la raison pour laquelle ils ont pu commettre des violences avec la protection de la police.

C’est pourtant exactement l’inverse qu’il s’est passé. Quasiment en temps réel, les médias ont transformé cette provocation en «agression antisémite», stigmatisant donc les victimes de l’assaut de ce service d’ordre.

Dans la foulée, Marine Le Pen, fervente supportrice de l’État israélien, publiait ce message : «Insultes antisémites, violences contre des femmes parce que juives et qui venaient manifester leur soutien à celles qui sont encore entre les mains des bourreaux du Hamas».

Puis le préfet de Paris annonçait à la télévision avoir «saisi la justice» et «identifié les auteurs» des «agressions» du collectif «Nous Vivrons». Une inversion effarante : aucune enquête n’est annoncée sur la milice armée. Aucune condamnation. Aucune information sur ces hommes cagoulés protégés par la police. Mais en revanche, une répression annoncée et organisée contre les personnes qui ont subi l’attaque.

Désormais, le pouvoir organise la tension pour mieux générer un cycle de répression contre ses opposant-es. Ne pas répondre aux provocations est une défaite, y répondre en est aussi une. Un cycle qui semble insoluble, et qui n’est pas sans rappeler l’attaque d’un cortège anti-pass sanitaire à Nantes en 2021.

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2 réflexions au sujet de « Une milice attaque la marche féministe, le gouvernement veut poursuivre les victime »

  1. C’est la brutalité du facsisme créé par les riches. L’extrême droite c’est le seul courant négatif qui leur permet aujourd’hui de maintenir leur pourvoir et leur économie du hol up mondiale. La brutalité que les riches exercent sur le monde est faite pour obtenir une justice, une police, une armée et une orientation populaire facsiste. Les tyrans sanguinaires, les milliardaires, les grands bourgeois
    cossus et les dictateurs dirigent le monde par le mensonge, la propagande, la brutalité, l’assassinat du monde du vivant en générale, la culture de la guerre chaude, froide et même silencieuse tel que celle que nous vivons ici en France avec la montée de la brutalité facsiste divisant les peuples.

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