Chez I24 : journalisme militant, au plus près des milices sionistes et de la police

Vendredi 8 mars, un cortège pro-israélien a organisé une provocation insensée lors de la marche féministe à Paris. Un groupe baptisé «Nous vivrons», qui dit défendre les femmes israéliennes, s’est inséré au cœur de la manifestation avec un important service d’ordre cagoulé et armé, venu jouer les gros bras et intimidant les manifestantes pro-Palestine.

Cette milice sioniste, venue pour en découdre, a gazé, frappé, chargé le cortège, avant d’être repoussée derrière les lignes de la police. La BRAV, unité de choc de la police parisienne, a ensuite accueilli tranquillement la milice armée qui venait d’agresser le cortège.

Au sein du groupe «Nous vivrons» se trouvait une journaliste de la chaîne I24, reconnaissable par son micro, avec le logo de la chaîne.

I24, c’est cette télé communautaire possédée par le milliardaire franco-israélien Patrick Drahi, qui diffuse régulièrement des propos génocidaires, notamment des appels à «raser Gaza», à «effacer» les palestiniens, ou encore des fake news. En particulier l’affaire des «40 bébés décapités», inventés par un journaliste d’I24 et qui ont fait le tour du monde, entre autres gros mensonges de guerre. I24 est un canal, en français, de propagande haineuse au service d’une armée qui commet un génocide.

Cette journaliste n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Hanna Papiachvili, qui n’est autre que la «rédactrice en chef» de I24, comme l’indique son profil LinkedIn. Le groupe «Nous vivrons» est donc venu au sein d’une marche féministe avec une milice armée et une journaliste de I24, mais se présente aujourd’hui comme «victime» des manifestantes pro-Palestine. Comment ne pas y voir une opération délibérée pour perturber cette marche et salir ses participantes au service d’un agenda pro-israélien ?

Quoiqu’il en soit, peu après le gazage, Hanna Papiachvili se rangeait tranquillement derrière la police et faisait des doigts d’honneur à la manifestation. Une curieuse conception du journalisme. Certains reporters de terrain, qui couvrent les luttes sociales au plus près du réel, sont décrits comme «militants» pour bien moins que cela.

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