L’État préfère protéger Zemmour que le maire de Saint-Brévin

Les portraits de Yannick Morez et d'Éric Zemmour

Le 22 mars dernier, des néo-nazis tentaient de brûler vif Yannick Morez, le maire de Saint-Brévin, en incendiant sa maison en pleine nuit. Quelques semaines plus tard, les mêmes réseaux néo-nazis sont autorisés à manifester devant la mairie de Saint-Brévin, sous protection policière. Le 10 mai, épuisé, ce maire annonce sa démission et son déménagement de la commune. L’élu de centre-droit était victime depuis des mois de menaces de mort et de harcèlement parce qu’il avait accepté l’implantation d’un centre d’accueil pour réfugié-es sur sa commune. Il a dénoncé à plusieurs reprises l’absence totale de protection des autorités.

Depuis, les macronistes tentent de se rattraper en affirmant qu’ils ont «soutenu» ce maire. Et le préfet de Loire-Atlantique prétend que l’élu a été «protégé». Dans Ouest-France, Yannick Morez dément formellement. Il explique que même après l’incendie de sa maison, il n’a pas bénéficié de soutien, et qu’après avoir demandé de l’aide au préfet, une «évaluation des risques» a été annoncée, sans aucune suite.

Ouest-France, qui vole au secours du préfet, explique : «pour bénéficier d’une protection policière permanente, la décision relève du Service de protection des hautes personnalités. Une mesure très rare en France car extrêmement coûteuse, sur le plan humain comme financier.»

Bizarrement, cette protection est parfois accordée très facilement. Par exemple, pour le pétainiste Eric Zemmour. Alors qu’il était «chroniqueur» raciste au Figaro et à la télévision, le gouvernement socialiste lui donne deux policiers à plein temps pour assurer sa sécurité après les attentats de 2015.

Lors de la campagne présidentielle, ce sont carrément «six officiers de sécurité du ministère de l’Intérieur [qui] suivent ses faits et gestes lors de chacun de ses déplacements publics».

L’État français trouve facilement des moyens «humains et financiers» pour la sécurité personnelle d’un fasciste condamné à de multiples reprises, pourtant déjà largement entouré par d’anciens militaires et militants d’extrême droite pour le protéger.

Mais pas pour un élu victime d’un attentat néo-nazi.

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Une réflexion au sujet de « L’État préfère protéger Zemmour que le maire de Saint-Brévin »

  1. Entre 1939 et 1945 les Nazies sont venus mettre le dawa, en laissant loin derrière eux toutes préoccupations sociales et environnementales. En 2023 Macron et sa dangereuse bande de clowns politiques souhaitent mettre en pause le social le l’environnemental, mais à l’époque de la deuxième guerre mondiale, le régime capitaliste n’avait pas encore saccagé l’ensemble de la planète . Aujourd’hui même les plus pessimistes sont encore trop optimistes.
    Le capitalisme est un ogre a trois têtes (multinationales, banques, Etats), il possède de longues dents et ronge les peuples et le monde du vivant en général. Sa nourriture n’est absolument pas équilibrée et sa defecation sent la misère, la mort et au minimum la merde.
    À bas le régime capitaliste
    Vive les soulèvements de la terre
    Vive les régions autogérées
    Vive le rojava

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