Saint-Brévin : la chute sans fin


Le maire de Saint-Brévin annonce qu’il n’ira pas au rassemblement organisé par le Parti Socialiste pour le soutenir. Il dénonce même une «récupération d’extrême gauche». Une prise de position insolite. Ou complètement con, selon les points de vues.


Le maire de Saint-Brévin face à sa maison et ses voitures calcinées

Ce maire crache sur les seuls qui l’ont soutenu. Et pire, il s’en prend aux rares personnes qui ont pris des risques physiques face aux néo-nazis qui attaquaient sa commune. On pensait que même un type de droite était capable de connecter deux neurones pour comprendre qu’on n’accuse pas des pompiers qui viennent éteindre un feu de «récupérer» l’incendie, mais c’était une erreur. Un type de droite, lorsqu’il manque de brûler vif avec sa famille à cause de nazis, il accuse les anti-nazis. Récapitulons donc cette affaire, symbolique d’une chute sans fin en France pré-fasciste :

  1. Des nazis tentent de brûler un maire qui avait accepté un centre d’accueil sur sa commune
  2. Le maire explique qu’il n’a reçu aucun soutien ni protection des autorités macronistes malgré les menaces de mort répétées
  3. L’attentat nazi est dépolitisé par le gouvernement qui occulte sa dimension raciste et fasciste
  4. Pire, les macronistes utilisent l’événement pour prendre des mesures «contre les atteintes aux élus»
  5. Personne ne se mobilise en dehors des antifascistes
  6. Le PS tente finalement de récupérer l’affaire avec une marche «apartisane», dépolitisée, sans mentionner l’extrême droite
  7. Le maire trouve ça trop à gauche
  8. Les macronistes boycottent l’appel qu’ils jugent «trop partisan». Et abandonnent de nouveau un élu de leur propre camp.
  9. Le Huffington Post dénonce une «stratégie politique» des «élus de gauche» !

Ce maire est un fanatique, un vrai. Un homme qui préfère défendre ceux qui le laissent seul face à des meurtriers que remercier ses soutiens.

Il y a 20 ans, l’antifascisme était un socle minimal partagé. Aujourd’hui, ce socle a totalement disparu. Paradoxalement, à mesure que les fascistes avancent dans la rue et dans les médias, la riposte s’affaiblit. Au moment où elle est la plus décisive. Plus l’extrême droite est violente, plus la réponse est faible. Stoppons cette spirale.

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