L’arnaque du “Front républicain” : faire barrage aux fascistes avec des fascisateurs


L’arnaque du «front républicain» usé jusqu’à la corde est illustrée dans le Nord, avec Gérald Darmanin.


Darmanin rigole : le front républicain lui permettra d'être réélu.

Dans sa circonscription, le Ministre de l’Intérieur, le candidat RN et la candidate du Front Populaire étaient au coude à coude. C’est la candidate de gauche, avec 25% des voix, qui s’est désistée pour permettre la victoire de Darmanin. Il y avait une occasion inespérée de balayer Darmanin de la scène politique, mais la gauche lui offre un siège au prétexte du “Front républicain”.

Ce dernier, ingrat, répond en crachant au visage des Insoumis lors d’une interview le 4 juillet : «J’aime trop la police, j’aime trop les forces de l’ordre, j’aime trop les gendarmes pour pouvoir voter pour un candidat de la France insoumise». En clair, la gauche a ordre de se désister pour permettre à la droite de se maintenir au pouvoir, mais la réciproque n’existe pas.

Darmanin, c’est un homme accusé de viols, issu de l’Action Française, un groupe pétainiste, qui a fait voter la loi séparatisme, qui a dissout des organisations antiracistes, réprimé dans le sang le mouvement pour les retraites, la colère des banlieues ou la Kanaky, expulsé des Imams… C’est un ministre qui a déclaré «quand j’entends le mot violences policières je m’étouffe», une provocation indigne évoquant la mort par asphyxie de plusieurs personnes lors d’arrestations. C’est un homme qui a qualifié Marine Le Pen de trop «molle» face à l’Islam. Enfin, c’est le ministre qui a imposé la Loi Immigration en décembre dernier, reprenant des pans entiers du programme du Front National. À l’époque, Marine le Pen saluait une «victoire idéologique» de son camp. C’était il y a quelques mois seulement, tout le monde semble l’avoir oublié.

De même, dans le Calvados, le candidat Insoumis s’est retiré au profit d’Élisabeth Borne, la première Ministre qui a utilisé le plus de 49.3 de toute la Cinquième République, celle de la réforme des retraites, de la casse du droit au chômage, de la répression…

Darmanin et Borne sont a minima des fascisateurs si ce ne sont pas, déjà, des néofascistes en puissance. Leur offrir un mandat est une faute politique majeure, qui ne peut que renforcer le RN et la haine envers la gauche. D’ailleurs, le RN est ravi, il peut se positionner en parti «antisystème», et a publié ce message : «Mélenchon retire son candidat face à E. Borne et soutient Madame 49.3 pour battre le RN !» À raison. Ces manœuvres ne peuvent que dégoûter les classes populaires.

Lors de ces législatives, le camp macroniste aurait pu être balayé. Avec les désistements, il sortira quasiment indemne. La gauche offre des députés à ceux qui l’ont traînée dans la boue, traitée d’antisémite, réprimée, isolée et frappée physiquement. Pire : rien ne dit qu’après le 7 juillet, les macronistes ne fassent pas une alliance de gouvernement avec le RN, puisqu’ils ont déjà travaillé ensemble ces dernières années.


Ce «front républicain» écœurant une stratégie perdante : faire élire la droite extrême aujourd’hui pour éviter l’extrême droite demain. C’est une stratégie de court terme, qui au mieux, repousse de quelques mois, voire d’une ou deux années, une catastrophe encore plus grande.


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Une réflexion au sujet de « L’arnaque du “Front républicain” : faire barrage aux fascistes avec des fascisateurs »

  1. Ils aiment la police, ils utilisent la stratégie du mensonge pour écraser leurs concurrents politiques à coup d’antisémitisme,la gauche leur déroule le tapis rouge électorale pour faire barrage des neofacsistes qui ont un chouchou en commun avec eux et dont le nom de ce tyran sanguinaire es Netanyahu, ils changent le nom de leur parti politique comme ils changent de chemises, ils s’appellent : ” Ensemble” vers le facsisme.

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