Fascisme : mêmes violences, même impunité


L’extrême droite passe à l’attaque avec la bénédiction des autorités


Sur la photo du haut : hier, samedi 20 novembre, un groupe de néo-nazis a attaqué la marche féministe à Paris. L’agression, filmée, montre un groupe d’hommes frapper à coup de poteaux métalliques, de tiges de fer, de bâtons ou de boucles de ceintures, mais aussi l’usage d’une gazeuse. Ils sont venus équipés, pour frapper : il s’agit d’une attaque en règle.

Au même moment, des centaines de policiers gazaient les Gilets Jaunes qui défilaient pour la justice sociale ailleurs dans la capitale. Cette agression contre la marche féministe est passée inaperçue dans les médias, d’habitude si prompts à dramatiser la «violence» des manifestations sociales.

Sur la photo du bas : le 31 juillet dernier, à Nantes, un commando néo-nazi attaquait la manifestation contre le Pass Sanitaire. Une trentaine d’hommes, armés de matraques métalliques, de bâtons, de ceinturons et de projectiles en fer avait lancé une charge extrêmement violente avant d’être repoussés. Exactement le même mode opératoire. Intervenir armé contre un cortège, attaquer par surprise.

Dans ces deux cas, les fascistes agissent de façon reconnaissable et sont parfaitement identifiés. Mais ils savent qu’ils ne risquent rien. À Paris, on reconnaît par exemple, avec une ceinture à la main, Stanislas d’Elloy, responsable du groupuscule étudiant d’extrême droite La Cocarde. À Nantes, c’est le numéro 2 du RN, Wilfried Van Liempd, qui était filmé avec une matraque, en train de tabasser des personnes au sol. 4 mois plus tard, cet individu n’a jamais été inquiété.

Pour rappel, pour beaucoup moins que cela, des antifascistes lyonnais ont été perquisitionnés à l’aube et jetés en prison préventive pendant 6 semaines à la rentrée. En avril 2019, un antifasciste parisien était jeté en prison, suspecté d’une «bagarre» contre des militants d’extrême droite. À chaque fois, les dossiers étaient vides, les affaires se sont dégonflées : la justice avait mis les grands moyens pour traquer des militants de gauche.


Impunité, et même protection de la bourgeoisie néofasciste d’un côté. Persécutions contre celles et ceux qui s’opposent aux nostalgiques de Pétain de l’autre. Les autorités ont choisi leur camp. L’État complice du pire, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Autodéfense populaire.


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